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ETAT ISLAMIQUE : LES NOUVEAUX CONQUÉRANTS

Éléments de réflexion, inspirés par "la sauvagerie" des troupes de l'Etat Islamique (écrit en août 2014).


            LES NOUVEAUX CONQUÉRANTS

            Nous sommes choqués par la violence et l’inhumanité des nouveaux conquérants musulmans, les troupes de l’« État Islamique ». Les Occidentaux vivent dans le domaine de la violence une vraie schizophrénie. Nous la rejetons, tout en étant aussi violents que n’importe quel groupe humain dans le monde. Les musulmans quant à eux, pour rejeter cette violence, devraient renier leur prophète. Celui-ci en effet n’était pas une sorte de sadu, mort vierge à trente-trois ans, cloué sur un poteau comme un oiseau de nuit, après avoir conseillé à ses adeptes d’aimer leurs ennemis et de tendre l’autre joue. Non, c’était un vrai chef de guerre impitoyable, qui prit part à dix-neuf combats. Sans parler de ses prouesses sexuelles avec différentes femmes, et je ne vais pas relancer la polémique sur l’âge de certaines d’entre elles…

            Bien sûr, les troupes de l’E.I. feront toujours moins de morts que les Américains en Irak, question de moyens. Mais, sans même parler des massacres des Indiens d’Amérique, des aborigènes d’Australie et de tant d’autres, sans même parler de bombardements aériens de populations civiles où nous sommes passés maîtres depuis près de cent ans (on compte pour premiers les bombardements français de villages berbères, comme celui d’El Mers, au début des années 20…), cette violence de conquérants a été la nôtre, même quand nous avions moins de moyens que ces salopards… La conquête de l’Algérie a été un massacre inouï, comme la mission Voulet - Chanoine qui a « ému » la Chambre des Députés – pendant quelques jours, jusqu’à ce qu’on comprenne qu’ils avaient conquis le Soudan « pour la France ».

            Les membres de l’« État Islamique » sont des troupes conquérantes, un point c’est tout. Sous la conduite d’un chef (ici calife, pourquoi pas) qui deviendra un grand conquérant, ou un mort ordinaire. Ceux qui ont réussi sont devenus les grands hommes de l'histoire. La guerre des Gaules : on parle d'un million de morts (à coups d'épée) et d'un million de prisonniers… César, père de tous les Grands. La moitié des Hongrois prénomment leur garçon Attila…

            Que faire contre des conquérants ? On peut les laisser conquérir, et se laisser conquérir. Est-ce que nous méritons mieux ? La question mérite d’être posée… « Plus féroce que les armes, l’abondance pèse sur nous » (Juvénal, déjà). Même si nous avons vu des centaines de conquêtes, de massacres et de famines, du Biafra au Sud-Soudan, en passant par… (il y en a trop, je renonce) sans ralentir le rythme de nos sorties au restaurant, les valeurs inattaquables d’humanisme et de compassion, privilège de ceux qui ont le ventre plein, sont très officiellement les nôtres. Ou non ? On peut continuer ainsi…

            Malheureusement elles ne sont pas celles de tous ceux qui ont le ventre vide. Parmi eux, les fous d’Islam. Il faudrait être un brave zozo pour croire qu’ils reconquerraient les pays musulmans sans aller plus loin, alors que leurs prêches citent déjà l’Andalousie comme pays musulman... Pour croire aussi qu’avec le nombre de musulmans qui vivent en Europe (écoutez déjà leur silence assourdissant !) leurs succès guerriers n’entraîneraient pas, chez nous, tout simplement, des guerres civiles. Il faudrait croire en l’homme, donc n’avoir rien vu, rien lu de l’histoire, ne rien savoir de la shoah, ne pas avoir vu les gens danser dans les rues des capitales arabes le « jour du 11 septembre », flotter à la limite - si floue, si indécise - entre incurable idiot et criminel en puissance. Des guerres civiles, enfin ! Depuis le temps qu'on cherche le moyen de se taper sur la gueule sans risque d'utiliser la bombe atomique ! 

            Nous sommes donc déjà en guerre, que nous le voulions ou non. Il faut donc tuer, ou je n’y comprends rien. Pour le moment, hors de France. On envoie des troupes, ou on envoie des armes à ceux qui tueront, pour eux et pour nous. Bien sûr, il faudra tuer beaucoup plus si nous éliminons les Saddam Hussein. Il faudra tuer énormément car chaque mort fera se lever cinq combattants, qui partiront parfois "de chez nous" pour participer à la fête du meurtre, du pillage et du viol. Nous sommes à la veille de grands massacres. Qu'on le veuille ou non ne compte pour rien. L'histoire en marche se passe bien de ce qu'on veut. Les mécanismes s'enclenchent, et ensuite, la seule règle est qu’on peut être d’un côté, ou de l’autre. Déjà, les Israéliens, et l'immense majorité des Juifs du monde entier, l’ont bien compris : ils ne se demandent pas qui a raison, qui a tort… Israël doit tuer, même les morts-de-faim de Gaza. Tuer, sans doute, dix civils pour un combattant. Bombarder les écoles. Les valeurs qui sont les nôtres, qui étaient les leurs, et qui comptent pour peanuts dans l’histoire du monde, on va s’asseoir dessus. Les anciennes valeurs vont reprendre le dessus : bien pire que le banal nationalisme, qui peut être, en période de vaches grasses, une idée commune à différentes communautés d’une même nation, celle du vivre-entre-soi (mais regardez donc aux quatre coins du monde ! elle mène TOUS les combats actuels, dans les pays immensément peuplés comme dans les confetti du Pacifique !) et celle du ventre vide, mère d’une valeur éternelle : celle de l’excitation guerrière et prédatrice. L'occident s'est enrichi, avachi, attendri, ramolli, mais l'homme, lui, n'a pas changé, et quand je lis Sénèque, j'ai toujours l'impression qu'il parle de mon voisin de palier.

            Hitler aurait fait rigoler tout le monde dans une Allemagne prospère. Les Lumières ont exercé une vraie influence uniquement parce que le monde du 18°s s’était enrichi. La pauvreté est le mal absolu, et l’Islam est une machine anti-démocratie, donc une machine à faire naître la pauvreté, sauf en période de conquêtes, chevaux et cimeterres.

            J’ai plus ou moins une décennie à vivre, je ne verrai peut-être pas l'hécatombe, mais nombre d’entre nous la verront. Déjà, nous nous appauvrissons… Déjà, et depuis plus de trente ans, nos hommes politiques se sont totalement déconsidérés et ne servent strictement à rien, sauf à placer des radars sur les routes. Déjà, dans les manifestations, nous voyons se former une ébauche des camps qui s'opposeront : NPA et fils d'immigrés du Sud d'un côté, tous les autres de l'autre, en vrac… Déjà, nous voyons des socialistes devenir fascistes, comme sous Mussolini. On est abasourdi, mais pourquoi ? On n’apprend donc jamais rien ? Déjà, Marine L. P. est le personnage politique le plus important de France. Aux prochaines présidentielles, les rassemblements de ses partisans seront impressionnants, avec des airs de Nuremberg. Craignons.

            Ou rions… À l'échelle du temps, tout cela n'est peut-être pas bien grave. Tiens, on dit que la croissance incontrôlable des technologies tue notre planète : voilà bien un moyen de la ralentir… La machine humaine n’est pas programmée pour la marche arrière, mais la machine religieuse, si. C’est même la condition de son existence. Peut-être les mécanismes de régulation sont-ils en train de se mettre en place - smiley sardonique.

            Pour que nous soyons épargnés, il faudrait que les millions de musulmans qui vivent en Europe se dressent contre l'Intégrisme. Ils n'ont même pas le courage de boire un demi en terrasse - je parle de l'immense majorité, qui le font chez eux.

            Vous pouvez transmettre, ou non. Vous le ferez un jour. Quand il s'agit de l'Homme, Cassandre a toujours raison.

 

            Francis Boulbès (21 / 08 / 2014)